jeudi , 22 août 2019
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Sept marques de prothèses mammaires pourraient être interdites


C’est l’avertissement donné par un « projet de décision » de l’Agence nationale des produits de santé (ANSM) aux fabricants. Sept marques d’implants mammaires, « susceptibles de constituer un danger rare mais grave » de cancer chez les femmes en portant, pourraient être interdites en France.

« Au vu des données scientifiques acquises, des données de vigilance nationales, des avis d’experts et recommandations nationales et internationales de professionnels de santé, il apparaît que les implants mammaires à enveloppe macro-texturée ainsi que les implants mammaires recouverts de polyuréthane présentent un risque » de lymphome anaplasique à grandes cellules, commente l’agence dans un courrier révélé ce lundi 25 mars par l’AFP, relayée par France Info.

Une décision officielle « prochainement »

« L’ANSM, s’inscrivant dans une démarche de réduction du risque », a ainsi « l’intention d’interdire la mise sur le marché la distribution, la publicité et l’utilisation » de sept marques d’implants aujourd’hui utilisées en France, selon les conclusions du projet de décision. Les prothèses macrotexturées concernées sont celles de marque Biocell (Allergan), déjà retirées du marché en décembre dernier, LSA (laboratoire Sebbin), Polytext (Polytech), Arion, Cristalline et Nagotex (groupe GC Aesthetics). Les implants à enveloppe polyuréthane, de la marque Microthane (Polytech) sont eux-aussi dans le viseur de l’agence.

L’interdiction de l’ensemble de ces implants irait au-delà des recommandations du comité d’experts réuni début février par l’ANSM, après l’affaire des « Implant Files ». Il avait seulement pour mission de se prononcer sur des prothèses du fabricant Allergan, mises en cause dans la survenue de lymphome anaplasique à grandes cellules. Des patientes, professionnels de santé et autres acteurs concernés avaient été auditionnés, pour que le comité bénéficier d’un éclairage global sur leur utilisation.

Toutefois, le gendarme sanitaire avertit : « Aucune décision n’a été prise à ce stade ». Il doit rendre « prochainement » sa décision officielle. « Toute information contraire qui pourrait circuler doit être considérée comme fausse et non validée par l’ANSM », précise-t-il.

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