dimanche , 13 décembre 2020
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Ce qu’ont aimé …ou non, nos envoyés spéciaux après France-Italie – Fil Info – XV de France

Après la victoire des Bleus sur les Transalpins (36-5), découvrez ce qui a retenu l’attention de nos envoyés spéciaux au Stade de France.

COUPS DE CŒUR 

Brice Dulin, retour gagnant
Trois ans qu’il n’avait plus été appelé en équipe de France. Pour son retour en bleu face à la Nazionale, Brice Dulin a été le Français le plus en vue. Juste dans son jeu au pied et percutant dans ses relances (113 m gagnés, 12 ballons portés), l’arrière du Stade Rochelais a marqué des points au Stade de France. Le sélectionneur Fabien Galthié a tenu à saluer sa performances : «Il a été excellent. Dans sa précision avec son pied gauche, son placement et son replacement. Il a également été très performant sur les duels aériens, très présent en porteur de balle avec plusieurs franchissements, parfois décisifs. Il a fait un très bon match.» En l’absence d’Anthony Bouthier (blessé au genou) et de Thomas Ramos qui avait disputé ses trois tests automnaux, le numéro 15 champion de France avec Castres et le Racing 92 a prouvé qu’il était bien plus que le numéro 3 dans la hiéarchie pour le poste d’arrière. A 30 ans, Brice Dulin n’a pas dit son dernier mot sur la scène internationale. 

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Villière comme son idole Dominici
Il l’avait confié avant d’honorer sa première sélection. Malgré son jeune âge, Gabin Villière avait pour modèle Christophe Dominici. «Un joueur qui nous inspire pour travailler quand on est plus jeune, avait avoué le Toulonnais. Capable de faire des différences sur son aile face à des gabarits beaucoup plus imposant.» Il a imité son idole samedi soir au Stade de France : première sélection et premier essai. Une longue course presque rectiligne, à grandes enjambées, pour prendre de vitesse la défense italienne. Le 7 février 1998, pour sa première sélection face à l’Angleterre, Dominici avait également inscrit un essai, face aux Anglais. Comme ses 22 partenaires, il avait, en lettres bleus, un Domi écrit sur sa manche gauche. En hommage. Comme un passage de relais…

Nigel Owens, pimpant centenaire
Samedi, sur le pelouse du Stade de France, Nigel Owens est entré dans l’histoire. Le Gallois est devenu, à 49 ans, le premier arbitre à diriger 100 matches sur la scène internationale. Avant la recontre, le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte, lui a offert pour l’occasion un sifflet en or. Un joli cadeau pour marquer le coup. «Je n’aurais jamais imaginé l’atteindre ce record, avait-il déclaré avant d’arbitrer France-Italie. De ce que l’on me dit, je suis toujours performant dans mon arbitrage. Il n’est pas question pour me traîner dans les parages pour faire le match de trop. Je prends toujours autant de plaisir à le faire, voilà pourquoi je suis encore là…» Connu pour son humour et ses remarques pour recadrer les joueurs, Owens dispute sa dernière saison au niveau international après l’avoir débuté en 2003. Il aura marqué le monde de l’ovalie. Et même au-delà… 

COUPS DE GRIFFE

Une première ligne tricolore dans le dur
Le tournant du match est certainement la 52e minute quand le staff tricolore change sa première ligne. Exit Neti, Mauvaka et Aldegheri, attelage 100% toulousain choisi pour sa cohésion, place aux Racingmen Kolingar et Baubigny, deux novices ainsi qu’à l’expérimenté Uini Atonio. Pour un changement radical de physionomie. Mêlée enfin calée (Neti a été pénalisé trois fois dans ce secteur), conquête assurée et de l’avancée dans le combat au près. Les remplaçants du soir ont sans conteste marqué des points.

Serin et Jalibert trop gestionnaires
Le duo toulousain Antoine Dupont-Romain Natamack absent face aux Transalpins, le staff tricolore avait décidé d’aligner samedi l’ancienne charnière de Bordeaux-Bègles composée de Baptiste Serin et Matthieu Jalibert. Au Stade de France, les deux anciens compères de l’UBB n’ont pas particulièrement brillé dans une partie longtemps brouillonne. La consigne de Fabien Galthié était assurément de privilégier le jeu au pied (47 coups de pied tapés !) et dans ce secteur les deux demis n’ont pas démérité. On attendait en revanche plus d’eux dans le jeu courant, pour dynamiser les attaques tricolores et imposer un tempo plus élevé. Ils ont plus été dans un rôle de gestionnaires. Avant que l’Italie ne finisse par céder face aux assauts tricolores. Points positifs : Serin a inscrit, en force, le deuxième essai des Bleus et Jalibert a été efficace dans son rôle de buteur (4/5). Mais c’était moins flamboyant que la paire Dupont-Ntamack… 

Une Italie bien faible
L’Italie n’a plus gagné depuis une victoire contre le Canada (48-7) lors de la Coupe du monde au Japon, il y a un an. Concédant samedi soir face aux Bleus sa huitième défaite de rang. Il y a deux semaines, à Florence, la Nazionale menait 17 à 14 à Florence face à l’Ecosse avant de s’incliner 17 à 28. Cette fois, elle aura tenu 50 minutes (10-5) avant d’exploser dans la dernière demi-heure. Un lourd revers pour une équipe en reconstruction, le sélectionneur Franco Smith privilégiant de jeunes joueurs pour préparer l’avenir. «C’est clairement un pas en arrière. On ne fait pas de progrès ce soir (samedi) mais on peut avancer à partir de maintenant, avec les leçons de la soirée. A ce niveau, une erreur, ça se paie cash, a expliqué le technicien sud-africain. On avait beaucoup de jeunes joueurs et on a fait beaucoup d’erreurs. Il y a des erreurs individuelles, ce sont des choses que j’ai déjà vécues. Mais pour apprendre et aller de l’avant, il faut parfois aller en arrière. Et si on se concentre uniquement sur les matches perdus, on ne va jamais avancer.»


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