samedi , 12 décembre 2020
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Euro 2020 : dans leur bulle, les handballeuses premières de cordée pour les sports collectifs – Equipe de France


La compétition européenne féminine sera le premier championnat international pour un sport collectif qui se tiendra depuis le début de la crise sanitaire. Dans des conditions très strictes au Danemark.

Après les annulations en cascade du printemps, en raison de la pandémie de Covid-19, parmi les sports collectifs de salle, l’Euro 2020 féminin de handball va pouvoir se dérouler au prix d’un protocole sanitaire strict au Danemark, après le renoncement de la Norvège. Par temps de Covid-19, la tenue de grands événements sportifs a été rendue extrêmement compliquée, d’autant plus pour les sports collectifs d’intérieur, face à un virus très contagieux. Ainsi au printemps, les Ligues des champions masculine et féminine de volley ont été arrêtées avant leur grande finale, tout comme la C1 dames de hand, dont le Final 4 à Budapest reporté de mai à septembre, n’a finalement pas pu se tenir, ou l’Euroligue de basket messieurs et dames.

Interdiction de sortir de la «zone rouge»

L’horizon a commencé à se dégager avec la NBA, qui a été précurseur sur le mode de la bulle sanitaire organisée à Orlando pour finir sa saison régulière 2019/20 et disputer les play-offs entre juillet et octobre, sur le site de Disney World. La Fédération européenne de handball (EHF) lui emboîte le pas et va tenter au Danemark, à partir de jeudi, de mettre en place sa première bulle hermétique. Pour près de trois semaines, les seize équipes participantes seront coupées du reste du monde afin de réduire les contacts extérieurs et de limiter au maximum le risque de contamination, pour permettre le déroulement de la compétition dans les conditions sanitaires les plus sécurisées. Les organisateurs ont établi trois zones (rouge, orange, et verte) distinctes, avec une «zone rouge hôtel» accueillant les équipes et une «zone rouge arena» sur le site de compétition uniquement accessible aux officiels et aux équipes. Aucune sortie de la zone rouge ne sera autorisée.

La peur du cas positif

Inutile, donc, pour les Françaises d’espérer pouvoir faire du tourisme. Les joueuses et les staffs présents à Herning et Kolding, les deux sites danois de compétition, seront contraints à des déplacements strictement limités entre l’hôtel et la salle de compétition, pour un entraînement ou une rencontre. Toute sortie de l’hôtel sera proscrite, chaque équipe disposant d’une salle de réunion. A leur arrivée au Danemark, chaque sélection a été testée. Un cas positif a été détecté au sein de l’équipe de Roumanie. En application du protocole, la joueuse a été placée en quarantaine dans un hôtel à part et le reste du groupe, testé négatif à l’arrivée, sera testé de nouveau et placé à l’isolement le temps de recevoir les résultats. Toute personne à l’intérieur de cette zone rouge se fera tester tous les jours pendant les cinq premiers jours, puis toutes les 72 heures.

Même si un cas positif n’entraînera pas la mise en quarantaine de toute l’équipe, chaque équipe vivra pendant 15 jours dans la peur de voir l’une de ses joueuses être contaminée et le virus pourrait bien jouer un rôle important dans l’équilibre des forces en présence. Cette bulle sanitaire aura valeur de test pour l’EHF, qui organisera fin décembre à Cologne le Final 4 de la Ligue des champions messieurs avec Barcelone, Kiel, Veszprem et le Paris SG. La Fédération internationale de handball (IHF) gardera forcément un oeil sur cette organisation, dans l’optique du Mondial 2021 messieurs qui se déroulera en Egypte du 13 au 31 janvier et lors duquel du public pourrait être présent.


Première apparition