mardi , 7 avril 2020
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Tsonga, la masterclass – Tennis


Jo-Wilfried Tsonga a réalisé une belle performance à Bercy en éliminant l’Italien Matteo Berrettini, au terme d’un combat de puncheurs, remporté en deux sets (6-4, 6-3). Un résultat qui fait les affaires de Gaël Monfils dans la course au Masters.

Ça, c’était du grand, du bon Jo-Wilfried Tsonga. Deux jours après un succès déjà probant contre Andrey Rublev, le Manceau a élevé le niveau en dominant le neuvième joueur mondial, l’Italien Matteo Berrettini (6-4, 6-3), au 2e tour du Rolex Paris Masters. « Je suis très content de cette victoire, ce n’était pas gagné d’avance, loin de là, savoure le Français, vainqueur d’un match de costauds. J’ai joué un super tennis, le meilleur tennis de ma saison. »

Voilà en effet une victoire significative contre un joueur qui a énormément progressé cette saison, demi-finaliste à l’US Open, et actuellement 8e à la Race. Au passage, cette victoire de Tsonga fait les affaires de Gaël Monfils, qui serait pratiquement assuré d’une place au Masters s’il se hisse en demi-finales à Bercy. « Si je peux lui rendre service, je lui rends service, tant que ça tourne en faveur aussi », a confié « Jo », pas mécontent de son coup.

Si Monfils vise le Top 10 en fin de saison, Tsonga, lui, vient de faire un grand pas vers une place dans les 32 meilleurs, qui lui permettrait d’aborder l’Open d’Australie 2020 en tant que tête de série. Pas mal pour un joueur qui était 239e mondial en fin de saison dernière, après une année 2018 pratiquement blanche. « Ça a été long cette saison, confie-t-il. J’ai eu la chance de bien commencer. Si je n’avais pas gagné à Montpellier, je me serais retrouvé 700 ou 800e mondial, sans points. Chaque petite étape est une bonne chose. »

Et Tsonga n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin, lui qui aime cette salle de Bercy où il a remporté son premier Masters 1000 en 2008, et disputé une autre finale en 2011. « A chaque fois que je gagne un match ici, j’ai des ‘vibes’ de 2008 qui remontent, s’amuse-t-il. J’en ai eu quelques unes ces dernières années, ça n’a pas toujours abouti bizarrement (rires). Chaque fois que je joue ici, il se passe quelque chose, le public me porte. J’ai l’impression de jouer une finale, alors que c’est un 1er ou 2e tour. » Jeudi ce sera un huitièmes de finale, pas simple non plus, contre l’Allemand Jan-Lennard Struff. Un grand Struff qui avait passé un 6-2, 6-2 à Tsonga cet été à Montréal.




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