mardi , 16 juillet 2019
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Substances toxiques dans les cosmétiques : un guide pratique pour mieux se repérer

Sains ou toxiques ? Pour apprendre à faire le tri parmi nos cosmétiques l’UFC-Que Choisir a publié un guide pratique basé sur l’analyse de plus de 170 produits du quotidien. Ses experts souhaitent donner les clés pour garantir à chaque profil de consommateur et pour chaque usage une utilisation en toute sécurité.


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Fini les doutes sur la présence d’ingrédients indésirables dans sa crème de jour, sa mousse à raser ou le gel lavant pour son bébé. Après la mise en ligne de son application gratuite « QuelCosmetic », l’UFC-Que Choisir souhaite aller plus loin pour redonner à tous les consommateurs la capacité à choisir les produits les plus sûrs grâce à la mise à disposition d’un guide pratique. Celui-ci présente une analyse de plus de 170 produits cosmétiques du quotidien (dentifrices, shampooing, déodorants, crèmes hydratantes, après-rasages …), passés au peigne fin. Les résultats sont présentés de manière facilement utilisable selon le profil du consommateur (bébé, femme enceinte, enfant ou adulte) et le type d’utilisation.

L’initiative de l’organisme a été motivée par une raison simple : pas moins de 143 substances préoccupantes restent encore autorisées dans le commerce malgré les alertes des scientifiques. Et ce du fait de la lenteur des procédures européennes et du lobbying des industriels. Il est ainsi possible de trouver des perturbateurs endocriniens (composés, capables d’interagir avec le système hormonal) tels que le propylparaben dans un lait hydratant « antidessèchement » ou dans un shampooing + soins « pour cheveux secs et fragilisés », ou des substances toxiques comme le butylphenylmethylpropional dans une crème hydratante jour ou un soin anti-rides « hydratant extra fermeté ».

Du dioxyde de titane dans près de 7000 produits cosmétiques

Les experts de l’UFC-Que Choisir ont également mené une chasse au dioxyde de titane (additif alimentaire E171), utilisé pour colorer ou faire briller les aliments et particulièrement ceux consommés par les enfants, dont l’innocuité pour la santé fait débat. Sur ce sujet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a confirmé en avril dernier la pertinence de son interdiction dans les produits alimentaires, votée par les parlementaires français. Mais l’organisme craint que les autorités européennes n’obligent la France à ré-autoriser ce colorant nocif alors que celles-ci examinent actuellement la conformité de cette mesure au droit européen.

« L’information des consommateurs est donc d’autant plus importante que, loin de se limiter aux produits alimentaires, le dioxyde de titane est présent dans 7000 produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés, tels que dentifrices, baumes et rouges à lèvres, bains de bouche, y compris dans leurs versions destinées aux enfants. », précise l’UFC-Que Choisir. Son analyse montre aussi qu’il est possible pour les fabricants de se passer de ces composés nocifs. A titre d’exemple, le shampooing pour enfants « labell 2-en-1 abricot » d’Intermarché offre une parfaite innocuité et a l’avantage d’être bon marché et au rayon homme, une bonne note est accordée à la mousse Pro-tech system haute précision de Mennen.

Pour hydrater la peau, la crème Hydreane légère de la marque Roche Posay se trouve être indemne de toute substance à risque et pour bronzer de manière sûre sur la plage, les experts mettent en avant le produit « Ambre solaire sensitive expert » de la marque Garnier. A noter qu’au-delà des analyses de produits, ces derniers donnent une série de conseils concrets pour une utilisation sûre des cosmétiques. Quant à l’application « QuelCosmetic », celle-ci contient désormais plus de 120 000 références (environ 99 000 à risque et 24 000 sans risque) dont il est possible de consulter les appréciations établies par les experts. Elle a par ailleurs été téléchargée plus de 800 000 fois depuis son lancement.

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