jeudi , 20 juin 2019
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Technologie – L’algorithme addictif et sexiste de Tinder décrypté

L’algorithme de Tinder juge chaque utilisateur et lui donne une note. Objectif: matcher les plus désirables ensemble, sur la base de critères comme la beauté, le niveau d’étude ou la fortune. L’application estime en outre le QI de ses utilisateurs en analysant le nombre moyen de syllabe par mot, ou le nombre de mot dans ses phrases.

Petit détail: un haut niveau d’éducation ou de revenu représente des points bonus pour un homme, mais des malus pour une femme. C’est ce que révèle une enquête menée par Judith Duportail, en interview dans «Le Temps» et dans Quotidien cette semaine pour la promotion de son livre, «L’amour sous algorithme». La journaliste a étudié pendant un an les quelques 800 pages que contenait son dossier personnel fourni par la société, afin de percer l’opacité de l’algorithme et de comprendre la logique des rencontres proposées.

Il ne faut plus croire au hasard, estime Judith Duportail, ni qu’on a accès à tout le monde: Tinder nous fait rester dans notre ligue. Elle rappelle en outre que le business model de l’entreprise a pour but de faire revenir les gens sur l’application, et non pas de leur faire trouver l’amour. «Tinder s’appuie sur l’économie de l’addiction, le principe de la récompense aléatoire, qui agit aussi fort que la cocaïne et s’inspire des machines à sous», dénonce-t-elle dans «Le Temps».

(rmf)




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