vendredi , 22 mars 2019
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Theresa May plus menacée que jamais après le rejet de l’accord sur le Brexit?



Au lendemain de la très lourde défaite infligée a Theresa May par les députés britanniques, qui ont rejeté par 432 voix contre 202 l’accord sur le Brexit, la Grande-Bretagne se retrouve engluée dans une grave crise politique. Symbole de cette confusion, la Première ministre qui ce mercredi devrait être soumise à une motion de censure, déclenchée par l’opposition travailliste. 

Pourtant, malgré le lourd échec, la situation reste favorable, par défaut, à Theresa May. Cette dernière devrait survivre à la motion de censure car si le parlement britannique a bien fait montre de son hostilité, cette crise politique n’a pour le moment fait émerger aucune solution ni aucun successeur potentiel. 

Si cette dernière survit effectivement à la motion de censure, elle aura jusqu’à lundi pour présenter un « plan B. » 

Les trois possibilités de May

Si le texte n’a satisfait ni les europhiles, partisans de liens plus étroits avec l’Union européenne, ni les eurosceptiques, désireux d’une rupture plus nette, quelles solutions existent pour Theresa May et son gouvernement? 

La première est le Brexit dur, le Brexit sans accord qui demanderait un lourd travail d’ici-là (le 29 mars, date prévue pour la sortie de l’Union Européenne, ndlr) et qui est le cauchemar des milieux économiques tant la situation serait désastreuse pour le pays. La deuxième possibilité, celle de renoncer renoncer au Brexit, que personne n’envisage sérieusement. »

Puis, arrive la troisième hypothèse, la plus probable et celle privilégiée par Theresa May: se retourner vers Bruxelles et demander un délai supplémentaire. Pour cela il faut l’accord des 27 états membres ce que Bruxelles a expressément écarté ce mardi. Ce matin, via la ministre chargée des Relations avec le parlement, Andrea Leadsom, le gouvernement a assuré ne pas souhaiter repousser la date du Brexit…

L’hypothèse Corbyn?

Reste que, la lourde défaite de Theresa May et la situation quasi-inextricable dans laquelle se trouve cette dernière pourrait favoriser, ou tout du moins offrir une plus grande visibilité à ses concurrents. 

C’est le cas du chef du Parti travailliste britannique, l’eurosceptique Jeremy Corbyn, qui souhaite profiter de ce désaveu pour avancer ses pions. C’est lui qui a déposé la motion de censure étudiée ce mercredi, pour laquelle il espère une défaite au moins aussi lourde pour l’actuelle Premier ministre.

Depuis le référendum de juin 2016 qui a décidé la sortie du Royaume-Uni de l’UE, Jeremy Corbyn a entretenu l’ambiguïté face au Brexit, dans un parti aux députés très majoritairement europhiles.

« Il a un contrôle total sur le parti à l’exception de la question du Brexit » sur lequel les voix dissonantes se font entendre, soulignait pour l’AFP Tim Bale, professeur à l’Université Queen Mary de Londres. Car « à la fois la base et certains syndicats aimeraient clairement que le Labour fasse évoluer sa position en essayant d’arrêter le Brexit, par exemple en soutenant un second référendum ».

Aux portes du pouvoir, Jeremy Corbyn va surveiller de très près les événements des prochaines heures.




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