lundi , 24 juin 2019
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Tout savoir sur la psychologie des ragots

Contrairement aux idées reçues, les ragots ne sont peut-être pas aussi négatifs que nous avons tendance à le croire. D’après une étude menée par des chercheurs américains, nous passons en moyenne 52 minutes par jour à parler de nos proches et connaissances.


© iStock

Les ragots sont universels. Mais pourquoi ont-ils une si mauvaise réputation ? Est-elle justifiée ? C’est à ces questions qu’une étude publiée par la revue Social Psychology and Personality Science apporte des réponses. Les chercheurs de l’université de Californie aux Etats-Unis, ont analysé des milliers de conversations quotidiennes pour mieux comprendre la vraie nature des ragots. Leurs résultats dissipent certains stéréotypes.

Pour collecter les données, 467 volontaires ont porté un enregistreur sur une période de deux à cinq jours, et ont répondu à un questionnaire. Les fichiers sonores ont permis aux scientifiques d’écouter et d’analyser discrètement le contenu des conversations quotidiennes des participants. Ils ont ainsi fait plusieurs constats. Les ragots ont été classés en trois catégories distinctes :

  • neutres/observateurs
  • positifs/flatteurs
  • négatifs/malveillants

Un échange d’informations sociales

Il a ensuite été observé que les jeunes s’orientent plutôt vers les ragots négatifs, contrairement aux personnes plus âgées. Les personnes à revenu plus élevé vont opter pour des ragots plus neutres par rapport aux personnes à faible revenu. Et si le nombre de ragots neutres sont plus élevés chez les femmes, il n’y a aucune différence de genre pour les ragots positifs et négatifs.

Les auteurs de l’étude ont également cherché à mieux comprendre le contexte social des ragots. Ils ont ainsi remarqué que presque tout le monde utilise ce moyen de communication. Ils estiment que chaque personne passe en moyenne 52 minutes par jour à parler de ragots.

La majorité des ragots, soit environ 75%, sont de nature neutre, tandis que 15% sont négatifs et les 10% restants, positifs. Les chercheurs notent également que ces remarques portent davantage sur les connaissances que sur les célébrités, et qu’elles impliquent un échange d’informations sociales plutôt que des jugements sur l’apparence physique ou les réalisations d’une personne.

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