lundi , 22 avril 2019
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Trump décrète la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, tollé à l’international



Le gouvernement syrien a qualifié lundi de « violente attaque contre l’intégrité territoriale de la Syrie » la reconnaissance américaine de la souveraineté d’Israël sur la partie occupée et annexée du plateau du Golan.

« Dans ce qui constitue une violente attaque contre la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie, le président des Etats-Unis a reconnu l’annexion du Golan syrien », a déclaré une source du ministère des Affaires étrangères à l’agence de presse officielle syrienne Sana.

Un coup de pouce à Benjamin Netanyahu

Le président Donald Trump a signé ce lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d’Israël sur le Golan. La décision américaine est interprétée comme un coup de pouce majeur à Benjamin Netanyahu à 15 jours d’élections législatives incertaines en Israël.

En pleine campagne électorale dans son pays, le Premier ministre israélien a déclaré qu’Israël « ne renoncerait jamais » à la majeure partie du Golan syrien conquis par l’Etat hébreu lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l’annexer en 1981. Une annexion qui n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

« Trump n’a pas le droit ni l’autorité légale pour légitimer l’occupation » israélienne, a ajouté la source au sein du ministère des Affaires étrangères syrien.

Damas, Moscou et la Ligue arabe dénoncent l’annonce 

Le soutien illimité de Washington à Israël fait des Etats-Unis le « premier ennemi des Arabes », a-t-elle encore affirmé, selon Sana.

La Russie a dit craindre « une nouvelle vague de tensions » au Proche-Orient à la suite de la reconnaissance par Washington de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan. L’ONU, elle, a estimé que le statut juridique du golan restait « inchangé ».

Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe, une organisation qui regroupe les Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, a jugé la décision de Donald Trump « nulle et non avenue dans le fond et la forme ». Le Koweït a estimé que la décision américaine n’aiderait pas à l’établissement de la paix et remettait en cause le rôle des Etats-Unis en tant que médiateur.

La Jordanie a elle dénoncé une « décision unilatérale qui provoquerait davantage de tensions dans la région ».  À Beyrouth, le ministère des Affaires étrangères a rejeté une mesure qui « viole le droit international et nuit aux efforts pour une paix juste ».




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