mercredi , 21 août 2019
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un journaliste américain raconte sa rencontre avec le sulfureux milliardaire


« Ça, c’est MBS ». Lorsqu’il pénètre dans le manoir new-yorkais de Jeffrey Epstein, le journaliste James B. Stewart tombe sur un mur couvert de photos de sommités posant au côté du sulfureux milliardaire. En l’occurrence, il s’agit du prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Salmane

Chroniqueur au New York Times, ce célèbre journaliste d’investigation s’était entretenu avec Jeffrey Epstein le 16 août 2018. Soit près d’un an avant son inculpation pour exploitation sexuelle de mineures, suivie de peu par son suicide dans sa cellule du Metropolitan Correctional Center de Manhattan, le 10 août dernier. Dans un article publié lundi, il raconte cette troublante rencontre. 

« Intérêt pour les jeunes femmes »

À l’origine, James B. Stewart devait obtenir des informations dans le cadre d’un article sur l’entreprise Tesla. À l’époque son fondateur, Elon Musk, envisageait de retirer le constructeur automobile de la Bourse. Dans la foulée, des rumeurs circulaient sur des appels au remplacement du fantasque capitaine d’industrie à la tête de Tesla. Dans cette optique, Jeffrey Epstein aurait été sollicité pour lui dégoter de potentiels successeurs. 

L’anecdote en dit long sur l’influence – présumée, en tout cas – du financier déjà condamné en 2008 pour prostitution d’une fille mineure. Durant l’entretien, toutefois, James B. Stewart aura eu bien du mal à soutirer des informations à son interlocuteur, tant celui-ci semblait vouloir disserter sur des sujets périphériques:

« S’il se montrait rétif sur le sujet Tesla, il était plus à l’aise pour parler de son intérêt pour les jeunes femmes. Il disait que la criminalisation des rapports sexuels avec les adolescentes était une aberration culturelle et qu’il y avait eu des époques où cela était parfaitement acceptable. Il indiquait que l’homosexualité avait longtemps été jugée criminelle et était toujours passible de la peine de mort dans certaines parties du monde ».

L’hédonisme des geeks de la Silicon Valley

Autre détail perturbant, le fait que Jeffrey Epstein rassemble, sur un même meuble, des photos de célébrités au passif problématique:

« Derrière lui se trouvait une table recouverte d’autres photographies. J’en ai remarqué une de M. Epstein posant avec l’ancien président Bill Clinton, et une autre de lui avec le réalisateur Woody Allen. J’étais frappé par cette manie de faire étalage de photos de célébrités qui avaient été impliquées dans des scandales sexuels ».

À l’aune du destin de l’homme d’affaires, son intérêt pour les mœurs ne surprend plus. Au fil de sa discussion avec le journaliste du New York Times, Jeffrey Epstein partait dans de multiples digressions, l’une d’entre elles portant sur les « geeks » de la Silicon Valley et leur hédonisme soi-disant dissimulé.

« Il assurait avoir vu des figures éminentes de la ‘tech’ consommant de la drogue et organisant des parties fines », raconte James B. Stewart.

Énième manière, pour le milliardaire, de montrer combien ses fantasmes étaient répandus dans les hautes sphères.




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