samedi , 20 juillet 2019
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Un projet de gériatrie sociale implanté à Montréal | LIA LÉVESQUE


Cette idée de « communauté bienveillante » fait partie du projet de gériatrie sociale du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, dont les détails ont été annoncés, mardi à Montréal.

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a précisé qu’une somme de 400 000 $ sur deux ans sera accordée à ce projet. La somme permettra l’embauche de trois intervenants. Le programme touchera les aînés des quartiers Faubourg, Plateau Mont-Royal et Saint-Louis-Parc.

On veut « que les employés des banques, des services municipaux ou des épiceries puissent savoir comment agir, par exemple, avec quelqu’un qui a des problèmes cognitifs, qui va faire l’épicerie et qui a l’air à ne pas savoir comment gérer son argent, comment les aider, si quelqu’un a l’air un peu perdu, comment savoir aider et mieux les orienter et les garder en sécurité », a expliqué le docteur David Lussier, gériatre et chercheur.

Le docteur Lussier a relaté le cas vécu de deux personnes âgées qui s’étaient rendues dans un commerce pour acheter deux gallons d’électricité, parce qu’elles avaient cessé de payer leur électricité, à cause de leurs problèmes cognitifs.

« Les employés du magasin se retrouvent un peu dépourvus, parce qu’ils ne savent pas quoi faire avec ces personnes-là. Est-ce qu’ils devraient se dire « il a des problèmes » et l’ignorer et le laisser aller ? Ou savoir où appeler ? Dans cette histoire-là, ils avaient appelé le 911. Idéalement, on aimerait qu’ils appellent les services de première ligne qui vont pouvoir se déployer et aller aider ces gens-là », a illustré le docteur Lussier.

La ministre Blais aimerait que de tels projets soient reproduits « le plus rapidement possible » dans d’autres régions. Le but est de « briser l’isolement des aînés » et de former autour d’eux une communauté bienveillante, un réseau de partenaires qui va repérer les aînés vulnérables et les accompagner vers un service approprié et adapté à leurs besoins.

La ministre a noté que sur le territoire visé par le programme, on compte 55 % de personnes de 65 ans et plus qui vivent seules et, parmi celles-ci, 43 % qui vivent sous le seuil de faible revenu.


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