dimanche , 18 août 2019
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une foule immense s’est rassemblée dans les rues du centre d’Alger


Une foule immense a de nouveau rempli sur plusieurs kilomètres les rues du centre d’Alger, pour ce 9ème vendredi consécutif de manifestations. Après le départ d’Abdelaziz Bouteflika et de Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel, cette semaine, les manifestants continuent de réclamer le départ de tous les proches de l’ancien président.

Aucun chiffre officiel n’a été communiqué ni par les autorités ni par la contestation, mais la mobilisation à Alger, où les artères du centre-ville étaient saturées de manifestants, est comparable à celle des précédents vendredi, jugée historique par les observateurs.

D’importantes manifestations dans toute l’Algérie

Les manifestations ont également eu lieu dans le reste du pays. Des foules importantes ont également défilé à Oran (nord-ouest) et Annaba (nord-est), les 2ème et 4ème villes d’Algérie, mais aussi dans des villes de moindre importance comme Bordj Bou Arreridj, à 150 km au sud-est d’Alger, selon des journalistes locaux.

La télévision nationale montre également de fortes mobilisations à Constantine (nord-est), 3ème ville du pays, Sétif (nord-est) ou El-Oued, ville du Sahara (est).

Abdelkader Bensalah dans le viseur des manifestants

À Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s’est faite discrète. « Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz » lacrymogène, pouvait-on lire sur une pancarte.

« Dégage Bensalah », scandent les manifestants, à l’adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l’Etat par interim le 9 avril dernier, après le départ du pouvoir de Bouteflika.

Vers un départ de tous les proches d’Abdelaziz Bouteflika?

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l’ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d’une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l’ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc. 




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