mardi , 26 mars 2019
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Vaccination : la méfiance serait due aux réseaux sociaux


Selon un rapport britannique, la méfiance envers la vaccination serait en partie due aux réseaux sociaux, qui véhiculent souvent des “fake news” quant à la sécurité des vaccins.


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La crainte des effets secondaires est la principale raison donnée par les personnes qui refusent de se faire vacciner, indique un rapport de la Royal Society of Public Health du Royaume-Uni. Et cette peur, cette défiance vis-à-vis des vaccins serait en partie due aux réseaux sociaux, assure le rapport.

La propagation de la désinformation, si elle a un impact sur l’utilisation des vaccins, pourrait nuire gravement à la santé de la population”, a déclaré Shirley Cramer, directrice générale de la RSPH, rappelant que des milliers de vies sont sauvées chaque année grâce à la vaccination.

Le rapport se base sur les résultats de sondages menés auprès de près de 5 000 adultes, dont 2 600 parents et plus de 200 professionnels de santé (infirmiers, pharmaciens, médecins généralistes).

Dans l’ensemble, les chiffres se veulent rassurants puisque 90% des parents sondés ont affirmé qu’ils faisaient vacciner leur enfant systématiquement. Cependant, environ un parent sur dix a indiqué avoir choisi de ne pas administrer le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) à son enfant, de peur des effets secondaires ou parce qu’ils doutaient de son efficacité. Un parent sur cinq a refusé de vacciner son enfant contre la grippe, et un sur quatorze n’a pas souhaité que sa fille adolescente reçoive le vaccin contre le papillomavirus humain (HPV).

Pourtant, selon le rapport de la RSPH, les effets indésirables sont généralement légers (maux de tête, fatigue…) et les effets secondaires plus graves concernent moins d’un cas sur un million. La balance bénéfice-risque serait donc largement favorable.

Et les réseaux sociaux ne sont pas en reste, puisque tous les sondés ont admis qu’ils étaient plus susceptibles de voir des messages négatifs sur les vaccins dans les médias sociaux plutôt que des messages positifs.

Face à cette défiance anti-vaccins croissante en Europe et au Royaume-Uni, la RSPH souhaite voir la presse et les médias sociaux lutter plus intensément contre les fausses informations, ou “fake news”, afin de tordre le cou aux idées reçues sur les vaccins. Elle souhaite en outre que la vaccination puisse être proposée et réalisée au sein de structures diverses telles que les gymnases, les centres culturels ou même dans certains boutiques.

Source : BBC

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