lundi , 24 juin 2019
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Vers la fin du remboursement de l’homéopathie ?

La Haute Autorité de santé se serait prononcée en faveur du non-remboursement des granules homéopathiques. Les laboratoires concernés disposent de dix jours pour envoyer des observations et demander une audition.


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Le Comité de la transparence de la Haute Autorité de santé (HAS) travaille depuis plusieurs mois pour évaluer l’efficacité d’environ 1 200 médicaments homéopathiques. L’institution a été saisie à l’été 2018 par la ministre chargée de la Santé, Agnès Buzyn, pour mettre fin au débat entre médecins pro et anti-homéopathie. Cette évaluation est toujours en cours, et l’avis définitif devrait être rendu en juin.

Mais un avis provisoire qui incite à la fin du remboursement de ces produits aurait déjà été validé le mercredi 15 mai 2019. Selon l’information rapportée par France Info, le « service médical rendu » de l’homéopathie est considéré comme insuffisant. Les laboratoires disposent de dix jours pour formuler des observations et/ou demander à être entendus par la commission. Le gouvernement aura ensuite le dernier mot, mais la ministre a prévenu qu’elle compte suivre cet avis.

Une fuite d’information

Ces médicaments sont actuellement remboursés à hauteur de 30% lorsqu’ils sont délivrés sur prescription médicale. Les pro-homéopathie rappellent que les granules coûtent 130 millions d’euros par an à la Sécurité sociale, face aux 20 milliards pour les médicaments conventionnels. Et l’existence au minimum d’un effet placebo justifierait cet investissement.

La HAS aurait envoyé l’avis provisoire aux laboratoires concernés (Boiron, Weleda et Rocal/Lehning) afin de les informer de cette première décision, comme le prévoit le calendrier préétabli. L’avis sur les médicaments homéopathiques est censé être révélé au public quand celui-ci sera définitif. Mais le laboratoire Boiron, leader du secteur, a dénoncé une fuite d’information censée rester confidentielle et a suspendu son cours de Bourse.

De son côté, la HAS rappelle « son attachement à la confidentialité des travaux dans leur phase d’élaboration et ne commentera pas les informations qui circulent dans la presse. » Près de 1 000 emplois seraient menacés par ces nouvelles mesures.

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