mercredi , 24 juillet 2019
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Vers un pacemaker sans pile ?


Tous les ans en France, entre 60 000 et 70 000 pacemakers sont posés à des patients souffrant de déficiences cardiaques. La pause de ce stimulateur, sous forme de petit implant électrique, permet à leur cœur de battre normalement. Mais seulement pour un temps, car ses piles doivent être remplacées au bout de quelques années. Des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences et le Georgia Institute of Technology (États-Unis) semblent avoir trouvé la solution à ce désavantage. Ils présentent leur découverte dans la revue Nature Communications ce 23 avril.

Un « implant à vie »

En effet, les scientifiques ont réussi à développer un pacemaker qui puise son énergie directement des battements internes. Appelé « stimulateur cardiaque symbiotique » (SCP), il est composé d’une pièce qui capte et stocke l’énergie du cœur, d’une autre qui redistribue celle-ci sur commande, et d’une troisième qui s’occupe d’activer l’organe, pour corriger son arythmie. Pour le moment, cette technologique a été testée avec succès sur des porcs.

Pour Tim Chico, professeur de médecine cardiovasculaire et consultant honoraire en cardiologie à l’Université de Sheffield (Angleterre) interrogé par l’AFP, les résultats des recherches sont « très encourageants ». « Cette étude a été réalisée sur des porcs dont le cœur a la même taille que l’homme et qui sont donc souvent utilisés pour tester des dispositifs ou des traitements », explique-t-il. Mais « beaucoup de travail reste à faire avant de pouvoir l’utiliser chez l’homme ».

L’unité de gestion de l’alimentation, par exemple, reste à améliorer, notent les chercheurs. Toutefois, ce dispositif pourrait constituer un « implant à vie », déclare Zhou Li, auteur principal de l’étude. « C’est notre objectif et l’objectif final de la recherche scientifique sur le terrain ». D’autres dispositifs médicaux implantables (comme les stimulateurs neuronaux) devraient aussi bénéficier de cette technologie, qui est capable de s’autoalimenter.

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