samedi , 20 avril 2019
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Viol au 36 quai des Orfèvres: les deux policiers condamnés ont été libérés


JUSTICE – Condamnés fin janvier à sept ans de prison pour le viol d’une touriste canadienne en 2014 au 36 quai des Orfèvres à Paris, deux policiers de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) ont été libérés, ont annoncé franceinfo et Bfmtv.com jeudi 7 mars.

La demande de remise en liberté des deux hommes, Antoine Quirin et Nicolas Redouane, a été acceptée, eux qui avaient fait appel après leur condamnation dans cette affaire très médiatisée.

Les deux policiers avaient été condamnés le 31 janvier à sept années d’emprisonnement par la cour d’assises de Paris.

« Ils ont été reconnus coupables du viol en réunion d’Emily Spanton », avait déclaré le président de la cour d’assises, Stéphane Duchemin. Un verdict conforme aux réquisitions de l’avocat général. Les deux hommes devront aussi verser 20.000 euros de dommages et intérêts à la victime.

La cour a été « convaincue » par « les déclarations constantes de la victime » et par « les éléments scientifiques et techniques », dont les expertises ADN et les analyses de la téléphonie, a ajouté le président.

La cour a également pris en compte « la particulière gravité des faits » à l’encontre d’une jeune femme sous l’influence de l’alcool et le « lieu de commission des faits », les locaux du « 36 », qui était alors le siège de la police judiciaire.

La cour a ordonné l’inscription de ces deux ex-policiers de la prestigieuse BRI au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).

La Canadienne avait rencontré ces deux fonctionnaires dans un pub, situé en face du « 36 », où l’ambiance était au flirt et l’alcool coulait à flot. Ils s’étaient ensuite rendus au siège de la police judiciaire.

A 00h40, à son arrivée devant le célèbre bâtiment, la jeune femme, alors âgée de 34 ans, marchait en titubant, était joyeuse. Mais à 2h, en état de choc, elle dénonçait un viol collectif. Les accusés ont toujours clamé leur innocence.


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