mardi , 16 juillet 2019
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volte-face de Biden sur le financement fédéral de l’avortement


Joe Biden, qui mène la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle américaine de 2020, a annoncé ce jeudi qu’il n’était désormais plus opposé à l’usage de fonds fédéraux pour financer des avortements.

Ancien sénateur, vice-président des Etats-Unis pendant les deux mandats de Barack Obama, Joe Biden a soutenu pendant des décennies une disposition controversée sur cette question, l’amendement Hyde. Cet amendement qui date de 1976 limite strictement aux cas de viol, d’inceste ou de danger pour la vie de la mère l’usage de fonds fédéraux pour financer des avortements via le système d’assurance de santé publique Medicaid, destiné aux Américains les plus modestes.

Joe Biden, un catholique âgé de 76 ans personnellement opposé à l’avortement, a voté des dizaines de fois en faveur de l’amendement Hyde.

Une position qui lui a valu de nombreuses critiques

Mais, alors que le débat sur l’avortement a été ravivé à la suite de l’adoption, par plusieurs Etats américains, de mesures très restrictives, son soutien à l’amendement Hyde lui a valu de nombreuses critiques de la part d’associations ou encore de ses concurrents à l’investiture démocrate.

Alors que son équipe de campagne avait déclaré que l’ancien sénateur soutenait toujours l’amendement, jeudi, Joe Biden a annoncé via Twitter qu’il avait changé d’avis.

« Les droits et la santé des femmes sont attaqués d’une manière qui constitue une tentative de revenir sur tous les progrès que nous avons faits au cours des 50 dernières années », a déclaré l’ancien vice-président. 

Il également ajouté: « Si je crois, comme je le fais, que la santé est un droit, je ne peux plus soutenir un amendement qui fait dépendre ce droit du code postal d’une personne ».

Les détracteurs de l’amendement Hyde estiment qu’il discrimine les femmes les plus pauvres, qui comptent sur Medicaid.

La question de l’avortement, et celle d’une possible remise en cause de la décision historique de la Cour suprême, suscite d’intenses débats dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020, qui opposera le républicain Donald Trump au candidat qui aura remporté l’investiture du Parti démocrate.




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