mercredi , 20 mars 2019
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Yassine Belattar rend hommage à son « frère » Karim Saafi, tué dans le crash en Ethiopie


HOMMAGE – « Nous étions toujours ensemble et une partie de nous vient de disparaître ». L’humoriste Yassine Belattar pleure la perte de son ami Karim Saafi, disparu dans le crash de l’avion d’Ethiopian Airlines dimanche 10 mars. Il faisait partie des neuf Français présents à bord.

Son ami d’enfance, son « frère » Yassine Belattar, lui a rendu hommage sur Facebook, évoquant sa « bonté hors norme » et l’école qu’ils comptaient ouvrir à Molenbeek en Belgique.

« C’est avec tristesse que je vous annonce la disparition de mon frère Karim Saafi dans le crash du vol d’Ethiopian Airlines. Nous étions toujours ensemble et une partie de nous vient de disparaître. Karim était un être d’une bonté hors norme. Il s’est battu pour que nous ayons ce que nous avons aujourd’hui. Je perds tout avec sa disparition et notamment celui qui est derrière cette conscience politique que nous avons toujours eu », écrit l’humoriste très engagé.

Auprès du Parisien, Yassine Belattar explique que son ami Franco-Tunisien de 38 ans, Bruxellois depuis plusieurs années, était très engagé dans le développement de l’Afrique. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était à bord du vol accidenté: il devait intervenir devant le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine à Nairobi au Kenya. Il était co-fondateur du Forum de la jeunesse de la diaspora africaine en Europe (Adyfe) et était parfois amené à intervenir à l’Onu.

Ouvrir une école à Molenbeek pour « donner de l’espoir aux jeunes »

‘Il travaillait avec une centaine d’associations dans le monde, il portait haut le panafricanisme. Il voulait montrer aux gens qu’ils pouvaient aller au-delà de là où on les attend, et qu’ils étaient autre chose que ce qu’on les suspecte d’être », ajoute-t-il avant d’évoquer Molenbeek, cette commune de Bruxelles stigmatisée après les attentats de 2015. Pour casser les idées reçues, les deux hommes voulaient y ouvrir une école.

« On devait justement se voir cette semaine, c’est lui qui portait ce projet mais il fédérait toujours beaucoup de gens quand il estimait qu’une initiative avait besoin de dons. Et on va l’ouvrir, cette école qui donnera de l’espoir aux jeunes. Sinon ce serait du gâchis », assure Yassine qui explique qu’il compte donner le nom de Karim Saafi à cet établissement.


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